Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 20:44

DANIEL BALAVOINE
1952 1986
Image du Blog cigalemistralavande.centerblog.net

Naissance le 14 janvier 1952 à Alençon
dernier enfant d'une famille de six enfants


chanteur atypique et engagé,il commence sa carrière en formant le groupe Présence qui se produit en 71 au Golf-Drouot.
Il devient choriste dans 'La révolution française' puis pour divers chanteurs dont Patrick Juvet. Daniel Balavoine est présenté à Léo Missir, directeur artistique chez Barclay.
Il le fait signer dans cette grande maison. Il écrit deux albums (De vous à elle en passant par moi et Les aventures de Simon et Gunther Stein) qui passent inaperçus.
balavoine 
Puis vient Le chanteur en 1978, avec l'extrait qui porte le même titre qui explose sur toutes les radios et propulse Daniel Balavoine en tête de tous les hits parades et le fait connaître auprès du grand public. En 79 il sort Face amour face amère qui reste dans l'ombre du succès de l'album précédent.

Photo
 Michel Berger lui demande d'être Johnny Rockfort dans Starmania. Dans cet opéra rock, Daniel Balavoine confirme tous les espoirs de son mentor (Léo Missir) et devient avec ses nouveaux titres militants ('Mon fils, ma bataille' extrait de Un autre monde), le porte parole de toute une génération.

Daniel Balavoine et Michel Berger dans "Starmania"En Mars 1980, au journal d'Antenne 2, il interrompt le candidat François Mitterand et pousse un coup de gueule inoubliable, au nom de la jeunesse qui pour lui n'a jamais le droit à la parole.
Il prend d'assaut l'olympia en 1981, fort de son expérience scènique de Starmania.


En 82, après son premier Paris-Dakar, il nous offre Vendeurs de larmes, qui marque le renouveau de l'artiste, mais il continue à être le porte parole de sa génération avec 'Vivre ou survivre'. Il écrit et produit une de ses choristes, Catherine Ferry ('Bonjour, bonjour').
Daniel participe à un conte musical, 'Abbacadabra', qui reprend les contes pour enfants sur les mélodies du groupe Abba. Il interpréte 'Belle' avec Frida (chanteuse de Abba).
Daniel Balavoine & Frida - Belle 
Loin des yeux de l'occident est à mon sens un album plus intime ('Partir avant les miens'), et plus engagé contre l'injustice et l'inégalité ('Revolucion' et 'Pour la femme veuve qui s'éveille').
Pendant le Paris-Dakar 84, Daniel Balavoine décide d'aider les populations du Mali en lançant les Paris du coeur. En septembre il est au Palais des Sports.
 
Sauver l'amour, l'album de la consécration mais aussi le dernier. Pendant la promotion de l'album Daniel Balavoine déclare : "J'aime tellement cet album que je voudrais que ce soit le dernier".
Intuition ?!
Il participe activement à l'organisation du concert pour l'Ethiopie à la courneuve. On le retrouve au coeur des chanteurs sans frontières pour la chanson 'Ethiopie'.
 
En janvier 86, il prend le départ du Paris-Dakar, mais pas pour la course. Dans le cadre des Paris du coeur, il va livrer des pompes à eaux aux habitants du Mali. Le 14 janvier, il accompagne Thierry Sabine pour une reconnaissance en hélicoptère. Près de Tombouctou, c'est l'accident. Le 15 au réveil, on apprend la disparition de Daniel Balavoine, Thierry Sabine, Nathalie Odent (journaliste), François Xavier Bagnoud (pilote) et M. Le Fur (mécanicien).
Depuis c'est un grand vide.

Tombe de Daniel Balavoine au cimetière Ranquine de Biarritz« A Biarritz, au cimetière Ranquine, juste avant le monument pour les soldats marocains morts en France durant 39-45, à droite, il y a une tombe toute blanche, et tout un parterre de mots d'amour et de fleurs... Et sur la dalle blanche, il y a gravé en doré :

croixmini.gif (1592 octets) Daniel Balavoine
5 février 1952

14 janvier 1986
Aujourd'hui, une association porte le nom du chanteur et poursuit l'action qu'il avait entreprise. Il disparaît alors qu'il avait sans doute beaucoup de projets à venir, aussi bien dans la chanson que dans l'engagement humanitaire. Sa forte personnalité le rendait pour certains irritant, mais pour son public, sa voix haut perchée reste irremplaçable.

"Un homme qui, en 1986, meurt encore de faim est une insulte à soi-même et à l'humanité toute entière."

Daniel Balavoine
http://www.associationdanielbalavoine.org/

 

Par YSATIS
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 14:55

JOE DASSIN 1938-1980

C'est à New York, le 5 novembre 1938, que naît Joseph Ira Dassin. Son père, Jules, d'origine juive russe, tente de se faire un nom comme comédien, pendant que sa mère Béatrice Launer, d'origine hongroise, est violoniste dans un orchestre féminin.Joe mène une enfance agréable avec ses deux soeurs Rickie et Julie, sous le soleil de Californie
Après quelques années d'incessants déplacements à travers le monde, et la visite d'innombrables lycées pour Joe, la famille Dassin s'installe à Paris en 1950.
 

Plus passionné par le sport, que par les études, Joe décroche tout de même son baccalauréat, à Grenoble, avec mention "bien". Après le divorce de ses parents, le jeune homme choisit, en 1956, de retourner aux Etats Unis où il s'inscrit à l'université, d'abord en médecine, puis finalement en ethnologie. Brillant élève, il obtient l'équivalent d'un doctorat. Parallèlement, il exerce de nombreux petits métiers pour payer ses études.


Durant ces quelques années outre-Atlantique, Joe Dassin fait aussi la connaissance de Pete Seeger, célèbre troubadour de la chanson folk américaine des années 60, qui devient son ami, et par l'intermédiaire duquel, il rencontre également Robert Zimmerman, qui ne s'appelle pas encore Bob Dylan.


sa rencontre avec le parolier Jacques Plaid, donne naissance à des titres qui vont le faire entrer brillamment dans les hit-parades de l'époque. Dès 1966, avec "Bip Bip", il connaît son premier succès, et devient du jour au lendemain une véritable vedette.


Sa voix chaude et grave, ses origines américaines, son élégance, font de lui un personnage qui attise très vite la curiosité d'un public avide de nouveauté. Son répertoire, surtout à ses débuts, est largement inspiré de chansons américaines, folkloriques ou country. En 1966, Joe Dassin épouse Maryse, une jeune femme de sept ans son aînée, qui participe de très près à ses débuts puisqu'elle tient le rôle d'attachée de presse, secrétaire ou encore imprésario.
Apprenant les ficelles du métier sur le tas, Joe Dassin se singularise dès ses débuts par un perfectionnisme aigu. Il choisit d'enregistrer tous ses disques à Londres pour obtenir un son plus moderne et plus sophistiqué, et confie alors son travail à un des meilleurs arrangeurs du moment, Johnny Arthey. En 1967, il assure la première partie de la tournée de Salvatore Adamo, puis en 68, s'enchaînent les tubes, à commencer par "Les Dalton". Enfin, l'année 1969 marque la consécration du chanteur franco-américain. Outre une tournée au Canada et en Afrique, sa tournée d'été en France se passe dans des conditions dignes d'une star. Tous les récitals se déroulent à guichets fermés, et le public, essentiellement féminin, est déchaîné. Les disques d'or se multiplient, et Joe Dassin reçoit le Prix Charles Cros de l'Académie du disque, récompense décernée aux plus importants interprètes de la chanson française.


Ses paroliers attitrés s'appellent alors Claude Lemesle et Pierre Delanoë. C'est à eux que Joe Dassin demande en 1975, d'écrire un titre qui pourrait devenir le tube de l'été. Ainsi, en octobre, "L'été indien", adaptation d'un succès de l'italien Toto Cutugno, devient la plus grosse vente de toute sa carrière


En 1976, Joe Dassin envahit les hit-parades avec "Ça va pas changer le monde", puis en 77, c'est le titre "A toi" qui emporte les faveurs du public.
14 janvier 1978 année de son mariage avec Christine Delvaux,
 Alors qu'il chante au Canada, naît le 14 septembre à Paris, son fils Jonathan.
 

En 1979, Joe Dassin monte sur la scène de l'Olympia pour la dernière fois.En mars 1980, naît un deuxième enfant, Julien.


 Le 11 juillet , il donne un dernier gala à Cannes, puis part se reposer chez lui à Tahiti avec ses fils, sa mère et quelques amis. Là, il meurt d'un ultime infarctus le mercredi 20 août lors d'un déjeuner dans un restaurant de Papeete.


Extraordinairement populaire, Joe Dassin appartient au patrimoine de la chanson française. Très écoutées et très vendues dans le monde entier, ses chansons sont encore aujourd'hui, plus de  vingt ans après sa mort, largement diffusées sur les ondes.
 
  
Par YSATIS
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 09:17

MICHEL COLUCCI
1944-1986

C’est le 28 octobre 1944, à PARIS

, que Michel Colucci voit le jour au sein d’une famille originaire du nord de l’Italie. Une mère fleuriste et un père peintre en bâtiment. 

 Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études primaires qu'il décroche en juin 1958. Il niera même l'avoir obtenu d’un « je ne voulais pas posséder un truc primaire ».
Coluche
C’est finalement à l’usine qu’il se pose en tant que manutentionnaire après un court passage sous les drapeaux, ponctué par une exclusion pour indiscipline. Lorsqu’il ne travaille pas, il apprend la guitare et le chant du côté de la Contrescarpe et décide un jour de se lancer dans la carrière d’artiste qui le fait rêver. Sur l’Île de la Cité, « Le vieux bistrot » accueille ses premiers accords musicaux. Puis, il est pris dans le cabaret « Chez Bernadette » pour faire la vaisselle et y user ses cordes vocales. En ce lieu naît un patronyme pour l’éternité : Coluche.
Un soir, l’acteur Romain Bouteille vient à passer et repart avec ce jeune talent de 23 ans sous le bras. Il l’emmène dans son célèbre « Café de la gare » aménagé par ses soins. S’y escrimeront notamment Patrick Dewaere et Sylvette Herry, alias Miou-Miou.

coluche


J’ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et être viré par Bouteille » avouait-il quelques mois après. Nous sommes en 1974 et tout le monde se rend compte que le jeune trublion peut faire rire seul.
Tout s’enchaîne alors très vite pour lui. Il apparaît au cinéma dans des petits rôles comme dans « Le grand bazar ». Aperçu dans plusieurs publicités, il enregistre la bande son de son premier one-man-show « Mes adieux au music-hall » avec lequel il remplit le Caf’Conc, inauguré pour l’occasion, non loin des Champs-Elysées. C’est ici qu’apparaissent pour la première fois la mythique salopette rayée bleu et blanche et les inoubliables brodequins jaunes qui feront ce personnage inoubliable dans la carrière de l’artiste.

Il œuvre auprès du maître Louis de Funès dans « L’aile ou la cuisse » et laisse une première empreinte cinématographique marquante. « Il possède un talent explosif. Je n'aime jouer qu'avec les grands et Coluche est un grand » dira de Funès par la suite. Ce à quoi Coluche répliquera: « Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j'allais tourner avec Chaplin. Il est une école à lui tout seul. »

Coluche

Toujours en 1980, il avoue à un journaliste son désir de se présenter comme candidat aux présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire. « Personne ne m'attend au tournant vu qu'on sait pas où je vais tourner. » L’idée dans un coin de sa tête, Coluche rôde son nouveau spectacle dans son fidèle Café de la Gare avant de partir tourner « L’Inspecteur La Bavure ». Ce n’est qu’en novembre de la même année qu’il donne vie à ses pensées. Il se déclare officiellement candidat à l’élection présidentielle de 1981.


 En 1982, entre les tournages de « Deux heures moins le quart avant Jésus Christ », « Le maître d’école » et « Banzaï », il participe masqué à l’émission de Michel Polac dont le sujet est « Faut-il se débarrasser de Coluche ? ». L’annonce du suicide de son grand ami Patrick Dewaere est un choc tout comme la mort du dessinateur Jean-Marc Reiser. Coluche se fait plus rare. Il participe aux tournages de « La femme de mon pote » et « Le roi Dagobert » en 1983, « La vengeance du serpent à plume » et « Le fou de guerre » en 1984. Mais c’est surtout sa magistrale interprétation dans « Tchao Pantin » qui marque les esprits. Le César du meilleur acteur récompense cette performance de haut vol.
En septembre, il participe à un gigantesque canular en épousant Thierry Le Luron « pour le meilleur et pour le rire » avant de partir battre le record du monde de vitesse à moto, sa grande passion.

En 1986, une idée lumineuse lui traverse l’esprit. Depuis l’antenne d’Europe 1, Coluche lance un appel, passé à la postérité, aux plus démunis : « Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien … » car pour lui et la troupe d’Enfoirés qu’il s’apprête à créer « aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim, ni d’avoir froid ». Homme de cœur, il lance ses Restos du même nom, chargés de collecter des denrées alimentaires pour les gens dans le besoin. Le 26 janvier, sur la première CHAINE, sa grand’messe permet de récolter près de 26 millions de francs dans ce but.

Fichier:Logo-restos-du-coeur.jpg.jpeg

Salut à tous bande d'Enfoirés :-)))))))))
Le 19 juin 1986, Michel Colucci prend sa moto pour rejoindre Cannes depuis Opio où il s’est installé. Sans motif apparent, un poids lourd stoppe net devant lui. La lumière s’éteint sous ce « Putain de camion » - comme le chantera Renaud deux ans plus tard. Aujourd’hui encore, Coluche est plus qu’un comique, un homme engagé, dont les mots résonnent encore dans nos têtes vingt ans après sa disparition.

" Quand j'étais petit à la maison, le plus dur c'était la fin du mois.
Surtout les trente derniers jours. "

 



Dieu a dit :
Il faut partager.
Les riches auront la nourriture, les pauvres de l'appétit.

Coluche

Par YSATIS
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 00:00

LA DIVA VENUE D'ORIENT
Dalida, une vie à L'Hôtel de ville de Paris

Dalida a traversé les époques et les modes en chanson jusqu’à devenir une idole et une icône transgénérationnelle. Vingt ans après sa mort, l’amour de son public est resté intact et de nouvelles générations découvrent aujourd’hui la carrière de la diva égyptienne, à travers des rééditions d’anciens albums, des compilations et autres albums de remixes. Son frère Orlando, gardien du temple de Dalida, aura contribué à préserver la mémoire de sa sœur et à en faire une artiste intemporelle.
 

Une enfance complexée

Issue d’une fratrie italienne de trois enfants, Dalida, de son vrai nom Yolanda Gigliotti, naît le 17 janvier 1933, au Caire, en Egypte. Elle est la seule fille du couple Gigliotti. Dès l’enfance, elle nourrit déjà un mal être intérieur.La jeune fille est complexée et souffre du regard des autres. A l’adolescence, Yolanda s’affirme et prend des cours de théâtre à l’école.
Elle prend enfin conscience de son pouvoir de séduction et décide de se présenter à un concours de beauté.
En 1954, elle réitère l’expérience avec le concours national et obtient le titre de Miss Egypte.
 


Les débuts d’une carrière prometteuse

Le soir de Noël de l’année 1954, elle débarque seule à Paris où elle espère faire carrière.Lucien Morisse, le directeur de programmes de la station de radio Europe 1 est présent, accompagné d’Eddy Barclay, patron de la maison de disques Barclay. 
Yolanda  Gigliotti, rebaptisée Dalida, rencontre le succès avec son troisième 45 tours, "BAMBINO", en 1956. 
Dès lors, la carrière de Dalida est lancée. Sous la bienveillance de Lucien Morisse, elle enregistre coup sur coup des succès dont "Gondolier" et "Prima Donna".
Parallèlement à ce conte de fées, elle entame une idylle avec son manager Lucien. Le mariage est célébré le 8 avril 1961 mais sera de courte durée.Parallèlement à ce conte de fées, elle entame une idylle avec son manager Lucien. Le mariage est célébré le 8 avril 1961 mais sera de courte durée.
L’image de Dalida s’adapte au fil des succès et des tournées. Elle se teint en blonde le 4 août 1964 et devient de plus en plus sexy et féminine. A la suite de son divorce, Bruno, le frère cadet de Dalida, débarque à Paris et prend en main la carrière de la star.

Une vie teintée de tragédies personnelles
En 1966,on 
lui présente un jeune auteur compositeur, Luigi Tenco.les amoureux projettent de se marier,Cette idylle sera une première tragédie dans la vie de la chanteuse.Sous l’effet de l’alcool et des tranquillisants, il se suicide dans sa chambre.
Cette nouvelle anéantit la star qui tente quelques mois plus tard de mettre fin à ses jours. Elle restera cinq jours dans le coma.
En 1970, un nouveau drame la frappe. Son ancien mari, Lucien Morisse, se suicide.

Derrière les paillettes, une femme blessée.

 Avec Alain Delon, avec qui elle eut une brève aventure dans les années 60, elle chante les querelles de couples dans "Paroles Paroles". Puis, arrive "GIGI l'amoroso", chanson à moitié chantée, à moitié parlée, qui lui vaut un succès mondial. Au milieu des années 70, Dalida cultive le show à l’hollywoodienne. Elle est l’importatrice de la vague disco en France avec "J’attendrai".

En 1985, elle retourne dans son pays d’origine. Elle révèle ses talents d’actrice dans le film Le sixième jour de Youssef Chahine.
Ce retour aux sources la bouleverse et Dalida se replie de plus en plus sur elle-même. Elle enchaîne toujours les tubes mais sur le plan sentimental c’est une femme brisée qui accumule les déceptions. En 1987, elle se suicide dans son appartement en laissant pour seules paroles le mot suivant : "La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi.".
Fichier:Dalida - Tombe -Grave- - Cimetière de Montmartre (Paris).jpg
Véritable chanteuse populaire, celle qui déclarait "le public a pour moi le visage de l'amour", et que les drames intimes ont fini par détruire, a laissé une image de diva que personne ne peut contester. Aujourd'hui, une place à Montmartre, quartier qu'elle aimait tant, porte son nom.
buste Dalida Montmartre

Par YSATIS
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 15:49

CLAUDE FRANCOIS 1939-1978

De Claude François, on gardera à jamais l’image d’un artiste intransigeant, aux costumes de paillettes étincelants et aux chorégraphies millimétrées.

Chef de file du yé-yé, il fut l’interprète des plus grands succès des années 60 et 70: Magnolias For Ever, Belles belles belles, Alexandrie Alexandra, Le lundi au soleil, Comme d’habitude, Le téléphone pleure, ou encore le Mal aimé.

Celui qui fut l’égal d’une DALIDA soulevait des foules immenses. Pour lui, des milliers de femmes en pleurs mimaient en France l’hystérie collective que soulevaient les BEATLES outre-Manche. En pleine gloire, il disparaît tragiquement mais reste, près de vingt-cinq ans après sa mort, plus vivant que jamais.

Un enfant du soleil

Parce que son père est contrôleur du trafic sur le canal de Suez, Claude naît en Égypte, à Ismaïlia, près du lac Timsah, le 1er février 1939. Lui et sa grande soeur Josette suivront leurs parents, Aimé et Lucie, d’origine franco-italienne, au gré des mutations paternelles.

Jeune homme, il vit une enfance rêvée, jusqu’à la nationalisation du canal en 1956, par le président Nasser. Expulsés, les François rejoignent la France et s’installent sur la côte d’Azur, tout d’abord à Marseille, puis à Monaco et à Nice.

Ce changement rapide de situation pèse sur Aimé et altère sa santé. Claude, âgé de dix-sept ans, prend les rênes de la famille et se voit dans l’obligation de trouver très vite un emploi. Mais cela ne l’empêche pas de développer une passion pour la musique et la danse: piano, violon et batterie lui permettent de s’évader d’une vie devenue difficile.

 

Premier cachet

C’est ainsi que le jeune Claude débute à dix-huit ans aux percussions dans l’orchestre d’Aimé Borelli puis dans celui de Louis Frazio et plus tard, d’Olivier Despax. Malgré les remontrances de son père, Claude s’investit totalement dans cette voie artistique.

Son charisme et sa beauté de jeune éphèbe le font connaître dans les milieux branchés de la nuit. C’est d’ailleurs dans une boîte de nuit qu’il rencontre une danseuse anglaise, Janet Woolcoot, qui deviendra sa femme en 1960. Il y rencontre également Sacha DISTEL et Brigitte BARDOT qui lui conseillent, de concert, de « monter » à Paris.

Sans un sou, Claude quitte le soleil méditerranéen pour la grisaille parisienne en 1961, et découvre une capitale chamboulée par le rock et les yé-yés.


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La vague des yé-yés

Profitant de la vague de succès de la génération Salut les copains, Claude enregistre un premier 45 tours Nabout Twist, sous le pseudo de Koko, aux éditions Fontana. Ce twist arabe n’a aucun succès, à une époque friande de reprises de grands standards américains.

Claude ne se laisse pas déstabiliser par cet échec, et, tout en abandonnant son nom de scène au profit de son vrai nom, sort un second 45 tours qui explose au hit-parade: Belles belles belles est le premier d’une longue série de tubes.

Cette reprise des Everly Brothers sort quelques semaines après la mort de son père. Très affecté par ce décès (les deux hommes étaient brouillés depuis peu), le chanteur se lance avec encore plus d’acharnement dans le travail. Il scelle ainsi une réputation sulfureuse de bourreau du travail, intransigeant et inébranlable.

Photo
Une prestation scénique incomparable

Ce jeune homme blond à l’apparence asexuée est un danseur hors-pair, au look bon chic bon genre. La gente féminine succombe rapidement à son charme et participe à ses premiers succès. Cloclo s’approprie alors un public très jeune qui lui restera fidèle toute sa vie. En échange, il sacrifie sa vie à sa carrière.
Désormais, il s’accompagne sur scène des fameuses Clodettes, jeunes femmes superbes qui mettent en valeur, par leur tenue légère et leur chorégraphie parfaite, le personnage central du chanteur. Le spectacle de Claude François est un véritable feu d’artifice scénique dont la gaieté n’a d’égal que la rythmique envoûtante des chansons.


Le sommet de la gloire

L’entêtement avec lequel Claude mène chacune de ses entreprises, fait de lui, en cette année 1968, un homme comblé. Isabelle, sa nouvelle compagne, donne naissance à Claude Junior au mois de juillet (Marc, son second fils, suivra l’année d’après).
Chef d’entreprise, Claude ne se contente pas de mener les disques Flèche avec une main de maître, il produit aussi de jeunes artistes tels que Chamfort ou Juvet et commercialise un parfum. Il rachète également le magazine Podium, qui, à l’instar du célèbre Salut les copains, diffuse dans la presse écrite, les succès de la chanson auprès de la jeunesse.
Rien ne l’arrête, ni le surmenage qui le guette, (il est victime d’une syncope sur scène à Marseille), ni un terrible accident de voiture dont il est victime en 1970.



L’homme à tout faire

Son goût immodéré pour les femmes assoit sa réputation de coureur de jupons. Exigeant, voire odieux avec ses collaborateurs, frivole, orgueilleux, acharné dans le travail, de nombreux traits de caractère ternissent sensiblement l’image du chanteur, si bien qu’il est parfois victime de sa réputation, comme lorsqu’un fan l’agresse lors d’un concert en 1973.
C’est encore un accident qui lui coûte la vie le 11 mars 1978. Alors qu’il triomphe sur les ondes avec Alexandrie Alexandra, il s’électrocute dans la baignoire de son domicile parisien.

La mort précipite l’entrée de Cloclo dans la légende de la chanson, faisant de sa propriété de Dannemois un Graceland à la française, véritable lieu de pèlerinage. Des dizaines de milliers de personnes assistent à ses obsèques en l’Eglise d’Auteuil à Paris

Celui que la mort, tout comme Dalida quelques années plus tard, en 1987, a porté au firmament de la chanson populaire, reste associé à jamais à un art très visuel, pour lequel danse, chant, strass et paillettes se mêlent merveilleusement.

 

 

 

 

 

Par YSATIS
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